mardi 17 juin 2008

Notre environnement


Bonjour à tous,
Je n’ai pas écris depuis si longtemps, que de choses à dire! Je vais donc tenter d’y aller en bref, au moins pour vous mettre à jour. Donc, premièrement, je travaille officiellement depuis deux mois en tant que conseillère en environnement auprès du même organisme que Bertrand et Fabrice, notre collègue canadien. Cet organisme, la FPA, est une fédération qui regroupe 8 unions hydrauliques, soit à peu près 9000 producteurs de riz. Mon principal objectif : initier un processus de réflexion environnemental… En bref, informer, former, faciliter le partage d’information, renforcer les compétences, diagnostiquer la situation de base et développer un plan d’action environnemental. Ainsi, nous venons de terminer une tournée des unions membres, activité des plus riches car elle m’a permis de prendre contact avec les producteurs, d'amorcer une discussions sur l’environnement avec eux et de mieux comprendre les problèmes qui les touchent. Fatiguant mais tripant! Imaginez l’atelier: le tout se passe en Wolof avec traduction, forte majorité d’homme (98%), niveaux d’éducation variés, en brousse, donc il fait chaud, prière au début des rencontres, des participants qui s’endorment et s’enflamment 1 minute après, des échanges riches- ont arrive même à blaguer-, un repas assis à 8 autour d’un grand plat collectif, et le trajet, lors duquel nos yeux alternes entre le sable beige, la végétation assoiffée, le vert surprenant des rizières, et le bleu du fleuve… Vous comprendrez alors que nous pensons déjà à notre prochaine tournée!

Une petite parenthèse sur ce sujet pour dire que j’appréhendais quelque peu mon acceptation en tant que femme dans ce milieu de travail. Malgré le rôle important (même pilier) des femmes dans l’agriculture, ce sont les hommes les administrateurs. Mon rôle est de travailler au niveau de la fédération et des unions, et donc principalement des administrateurs hommes. Les relations se passent donc très bien compte tenu de mes attentes.

Nous nous posons aussi beaucoup de questions par rapport à notre rôle ici en tant que coopérant… Qu’est ce vraiment que le développement? Quelle forme devrait prendre l’aide internationale? Qu’elle forme de développement serait le plus approprié et le plus efficace pour améliorer les conditions de vie des populations pauvres du Sénégal? En somme, qu’est-ce qui les aideraient vraiment à améliorer leurs conditions de vie, à réduire les maladies, à diminuer le fardeau des femmes… à réduire la faim?

Selon moi, ce n’est ni l’argent, ni les ressources matérielles, ni les ressources humaine et ni les connaissances. Le Sénégal a eut et a suffisamment de tout ça, du moins le minimum pour améliorer son sort. Il ne manque plus qu'un petit quelque chose. Une étincelle peut-être?

Comme vous pouvez le constater, le travail va bien et il nous pousse même à réfléchir. Ce qui n'est ma foi pas plus mal!

Sinon, Grand-Maman Monique est venue nous voir le mois dernier. Quel bonheur! Maxime termine l’école la semaine prochaine et nous nous préparons mentalement à la saison des pluies qui ne devrait plus tarder. Florence, elle, a eut une piqûre d’insecte qui s’est sur-infectée; tout le bas de sa jambe était enflé, et la région autour de la piqûre (5 cm de diamètre) est devenu très dure et bleu foncé… En 2 jours elle ne pouvais plus marcher et s’est mise a faire de la forte fièvre. Cauchemars! Méchante bibitte!!! Heureusement, tout est entré dans l’ordre, avec un peu de temps et quelques antibiotiques… Qu’elle peur quand même nous avons eut! En fait, ce qui arrive, c'est qu'après quelques temps et avec l'habitude, la confiance s’installe et progressivement nous baissons notre garde. Ce fût donc un rappel à l’ordre; nous ne sommes pas chez nous et il faut rester vigilants. Nous sommes donc maintenant tous en santé et profitons au maximum de notre expérience qui passe tellement vite!

Et maintenant, les photos: