Je suis ici en tant que conseillère en environnement auprès d’une fédération qui regroupe près de 8000 producteurs de riz. L’environnement ne fait pas du tout partie de leurs préoccupations et de façon générale, elle est perçue davantage comme de l’écologie extrémiste. L’environnement pour eux, c’est principalement la protection des animaux et de la végétation. Le mot ne fait pas partie de leur vocabulaire alors oubliez la conceptualisation. L’objectif de mon projet: initier un processus de réflexion.
Mais c'est normal. Au Canada, depuis combien de temps entendons-nous parler d’environnement? Je me rappelle selon les modes, mes premiers contacts avec des campagnes d’information liées à des questions environnementales et les premiers messages à caractères environnementaux circulant dans nos sociétés: Ne pas jeter de papiers par terre (j’étais au primaire); les pluies acides tuens nos forêts (au primaire), il faut recycler (au secondaire), économisez l’eau (secondaire), mangez bio (CEGEP), utilisez les transports alternatifs (Université), la couche d’ozone diminue - il faut réduire la pollution atmosphérique, les changements climatiques, les villes vertes… Bref ça fait des années que nous sommes conscientisés, que nous entendons parler d’environnement à l’école, à la maison, au bureau, dans les médias et même dans les films. Quand le recyclage a commencé à Montréal, certains affirmaient que les matières collectées allaient au dépotoir et non au centre de tri, question de conscientiser la population et de développer de bonnes habitudes avant mettre en place le système. Vrai ou faux? Je ne sais pas, mais je crois que le principe est bon. L’organisme pour lequel je travail est à des années lumières de l’agroenvironnement ou de la riziculture durable.
Il faut donc commencer par le commencement et intégrer le mot environnement dans leur vocabulaire, les inciter à avoir des réflexions environnementales, même si celles-ci ne servent qu’à faire plaisir au bailleurs de fonds. Au moins, le processus de réflexion s’initie.
Par ailleurs, penser environnement et développement durable est difficile dans une société oừ les gens n’ont pas été habitués à planifier à long terme et ce principalement par nécessité. Selon la Banque mondiale, plus de la moitié de la population sénégalaise n’a pas les ressources financières pour subvenir à ses besoins de base (alimentaires)... Il est facile de comprendre qu’il aient d’autres priorités! Il y avait auparavant comme dans nos sociétés un meilleur équilibre entre l’humain, ses activités et son milieu... Or, avec l’augmentation rapide de la population, le développement des économies de marché, l’augmentation effrénée de la consommation... l’équilibre ne tient plus. La situation est encore plus difficile dans les pays en développement pour qui l’accélération du développement a en partie été imposée et s’est fait trop rapidement. Les gens sont ainsi au prise avec les mêmes problèmes environnementaux que les pays industrialisés mais n’ont pas les moyens pour y remédier... Alors les déchets, résidus de cette hausse de consommation s’accumulent sans être traités, les eaux de surfaces et sous-terraines sont dangereusement polluées par les rejets agricoles et domestiques non contrôlés...
« Avec leurs économies dépendant en grande partie de la production agricole, la plupart des pays d’Afrique de l’Ouest doivent combattre simultanément la pauvreté répandue, assurer la sécurité alimentaire et réaliser un développement économique durable. Ceci s’accompli dans un environnement de taux d'analphabétisme élevés, une population qui augment rapidement, des précipitations basses et imprévisibles, des sols stériles, et des stratégies de développement qui ont eu un penchant urbain fort. Dans de telles conditions, les systèmes de production traditionnels ne peuvent pas soutenir la population. Dans l’absence d’un changement radical, la dégradation de la terre va s’accélérer et la base des ressources naturelles dont la production agricole en dépend, continuera de diminuer. » (Banque mondiale)
Pour les producteurs de riz de la FPA (mon partenaire au Sénégal), le principal problème est que la plupart maîtrisent à peine les pratiques culturales de bases qui permettent une meilleure gestion des ressources en eau et en sol et rendent pérennes ces ressources essentielles à leur travail : planage, labours appropriées, engrais appropriés, entretiens des canaux d’irrigation et de drainage, désherbage manuel... Ils rêvent de réintégrer l’arbre dans leurs immenses parcelles, en voit le bénéfice économique et l’image écologique positive que cette action engendre mais ce, sans en voir le vrai bénéfice environnemental. Il y a donc beaucoup, beaucoup de travail à faire pour qu’ils réapprennent ce que leurs ancêtres savaient presque intuitivement.
Pas facile donc de faire de l’environnement au Sénégal. Dans la région de Saint-Louis, il n’y a pas de centre technique de gestion des déchets. Ceux-ci sont déposés en périphérie de l’agglomération qui s’étend de plus en plus. Difficile de distinguer la zone habitable de la zone dépotoir. Par où commencer alors pour améliorer la situation? Construire le Centre de gestion des déchets, améliorer le système de collecte ou inciter la population à ne pas jeter ses déchets par terres ou dans le fleuve (!!!!), mais plutôt dans des contenants pour qu‘ils soit collectés… et déposés en périphérie? Comme pour notre expérience avec le recyclage, de bonnes habitudes devront être développées… Un projet de Centre de gestion des déchets est en cours… En attendant, sensibilisation, information, éducation.
Voici quelques photos de nous : http://picasaweb.google.fr/eauetsable/IleDeGorEEtDSertDeLompoulNous#
De magnifiques paysages: http://picasaweb.google.fr/eauetsable/DSertDeLompoulIleDeGorEEtSaintLouisPaysagesEtGens#
Et une vidéo de notre visite du désert de Lompoul: http://www.youtube.com/watch?v=ZWJdMb_39Bg
mercredi 5 novembre 2008
La charrue avant les boeufs... Ou comment passer de la planification d'urgence au développement durable?
mercredi 20 août 2008
Quand la réalité rattrape l'espoir
Le texte qui suit ne résulte pas d’un défoulement lié au choc culturel, mais bel et bien d’un processus de réflexion . Vous y avez d’ailleurs été introduit dans mon dernier blog.
Selon le président, le problème est conjoncturel et non structurel… Il y a la hausse des prix du pétrole, la baisse de la disponibilité du riz sur le marché international, la mondialisation, et j’en passe. Pourtant, être un investisseur, je n’investirais pas au Sénégal malgré le potentiel; il y a des ressources naturelles, des travailleurs et un cadre réglementaire conciliant. Par contre, le gouvernement n’a pas de direction claire, unifiante et intégratrice. Il manque un projet social commun et réaliste, il manque le rêve éclairé… Je ne suis ni politicologue, ni économiste, ni investisseur. Je suis une femme qui lit la lassitude dans le regard de ses voisins, qui voit des hommes et des femmes qui ont lâchés prise. Oui, il y a ici des gens déterminés, fonceurs et créatifs, mais leur fardeau semble très lourd. Rarement j'observe l’espoir, la frustration ou la révolte dans les yeux des sénégalais.
Deux pensées diamétralement opposées me rendent tout aussi émotive. « Mais comment font-ils pour vivre dans ces conditions avec un aussi faible revenu? Bravo! » et, « Mais merde, levez-vous et allez travailler!!! » Je ne suis pas la seule « toubab » à avoir de telles réflexions mais c’est difficile de les dire tout haut et c’est un peu troublant aussi de passer de l’une à l’autre…
Des milliards de dollars s’engouffrent au Sénégal chaque année pour l’aide humanitaire ou l’aide au développement… Un grande partie de ces fonds sert à payer des frais administratifs, des tonnes de rapports, des mariages, des beaux boubous, des fêtes de lancement de programmes, des marabouts… Sans compter le matériel donné et revendu en Mauritanie, ou le tracteur offert gratuitement et abandonné 5 ans après en raison d'une crevaison… Difficile de gérer et entretenir ce que l’on reçoit gratuitement, et ce n’est pas les formations et le soutien technique qui fait la différence…
Les rizières ne produisent pas assez faute de financement et du fait de la rareté de la main d'oeuvre pour planter, désherber, effaroucher les oiseaux et récolter… Pourtant le taux de chômage est très élevé… Les producteurs manquent aussi de machinerie. Pourtant encore, en Chine la majorité des activités rizicoles se font sans machinerie lourde (tracteurs) sur des surfaces immensément plus grandes… Ca se fait donc à la main. Ce n’est pas du travail facile mais c’est efficace au niveau de la production et en plus, çela pait. Est-ce que j’ai dit que le taux de chômage est très élevé au Sénégal?
Bon, il faut tenter de comprendre :
- Le salaire annuel moyen est d’environ $750 par an
- Le litre de lait est $2,25
- Le kilo de banane est $2 (produit au pays…)
- Le kilo de tomate est de $1,50 (produit dans la région)
- Le kilo de jambon est $40 (oui c’est une denrée de riche)
- Le kilo de mangue est $1 (produit localement à la tonne!!!)
- L’électricité coûte le même prix qu’au Canada
- Le kilo de riz, près d’un dollars et il mangent 75 kilo de riz /pers/an
- Un poulet, $8… Par contre le poissons n’est pas chers… Une chance!
- Une chaise de patio en plastique, $12
Dans un autre ordre d’idée,
- 75% des gens ont un cellulaire ($0,30/min, $100 le cell)
- Le paquet de cigarette est $1,50
- Il semblerait que le Sénégal compte la proportion la plus élevée de polygamie du continent africain… Plusieurs femmes implique aujourd’hui plusieurs maisons et des frais « d’entretien » très élevés.
- Les dépenses des 20% les plus pauvres du Sénégal se répartissent ainsi :
o 10% pour le riz
o 5% pour le sucre…
Que ferions-nous dans leur situation? Dans nos sociétés, le développement s’est fait progressivement, étape par étape. Ici tout va trop vite, la population augmente trop rapidement, l’urbanisation se fait de façon désordonnée, l’introduction de plusieurs technologies se fait sans qu’il y ait eut maîtrise des concepts de bases… Des milliers d’ordinateurs s’empoussièrent dans des locaux d’ONG qui ont finalement été informatisés grâce au programme Y ou au fonds X… Pour se développer et répondre aux besoins d’une population grandissante, un pays doit commencer par développer son agriculture, puis, les petites industries, les moyennes, les grandes, le secteur des services et enfin les hautes technologies, donc les secteurs, primaires, secondaires, tertiaires et quaternaires… Et tout ça, de façon structurée, planifiée… Pas facile quand le gouvernement n’a pas de direction claire et change de plan de match aussi souvent.
Que ferions-nous? Que faisons-nous réellement?
Il y a aussi des milliers de petits et de gros projets qui fonctionnement bien, qui permettent de réduire la pauvreté, de réduire la faim, d’augmenter l’alphabétisation, d’améliorer la qualité de vie des femmes, de stimuler l’économie, d’assurer une meilleur santé et de créer un meilleur avenir par et pour les sénégalais.
Un petit mot de fin pour dire que nous allons tous très bien : Max est en vacance et en profite à sa façon (il dort beaucoup!), Flo est propre!, notre travail est très enrichissants et nos fins de semaines sont remplies de plages, nouvelles connaissances, bonnes bouffes et découvertes. C'est la saison des pluies, mais celle-ci se fait timide. Tout de même, c'est humide, il fait chaud, la population de bestioles volantes et rampantes augmente et se diversifie, de grandes flaques d'eau post-orage couvrent les rues et le paysage devient de plus en plus vert. C'est magnifique et incomfortable à la fois!
Pêche au Sénégal: http://www.youtube.com/watch?v=SCPmAM_srgU
http://picasaweb.google.fr/eauetsable/PCheEtPlage
Libellés : développement, riz, saint-louis, sénégal
mardi 17 juin 2008
Notre environnement
Je n’ai pas écris depuis si longtemps, que de choses à dire! Je vais donc tenter d’y aller en bref, au moins pour vous mettre à jour. Donc, premièrement, je travaille officiellement depuis deux mois en tant que conseillère en environnement auprès du même organisme que Bertrand et Fabrice, notre collègue canadien. Cet organisme, la FPA, est une fédération qui regroupe 8 unions hydrauliques, soit à peu près 9000 producteurs de riz. Mon principal objectif : initier un processus de réflexion environnemental… En bref, informer, former, faciliter le partage d’information, renforcer les compétences, diagnostiquer la situation de base et développer un plan d’action environnemental. Ainsi, nous venons de terminer une tournée des unions membres, activité des plus riches car elle m’a permis de prendre contact avec les producteurs, d'amorcer une discussions sur l’environnement avec eux et de mieux comprendre les problèmes qui les touchent. Fatiguant mais tripant! Imaginez l’atelier: le tout se passe en Wolof avec traduction, forte majorité d’homme (98%), niveaux d’éducation variés, en brousse, donc il fait chaud, prière au début des rencontres, des participants qui s’endorment et s’enflamment 1 minute après, des échanges riches- ont arrive même à blaguer-, un repas assis à 8 autour d’un grand plat collectif, et le trajet, lors duquel nos yeux alternes entre le sable beige, la végétation assoiffée, le vert surprenant des rizières, et le bleu du fleuve… Vous comprendrez alors que nous pensons déjà à notre prochaine tournée!
Une petite parenthèse sur ce sujet pour dire que j’appréhendais quelque peu mon acceptation en tant que femme dans ce milieu de travail. Malgré le rôle important (même pilier) des femmes dans l’agriculture, ce sont les hommes les administrateurs. Mon rôle est de travailler au niveau de la fédération et des unions, et donc principalement des administrateurs hommes. Les relations se passent donc très bien compte tenu de mes attentes.
Nous nous posons aussi beaucoup de questions par rapport à notre rôle ici en tant que coopérant… Qu’est ce vraiment que le développement? Quelle forme devrait prendre l’aide internationale? Qu’elle forme de développement serait le plus approprié et le plus efficace pour améliorer les conditions de vie des populations pauvres du Sénégal? En somme, qu’est-ce qui les aideraient vraiment à améliorer leurs conditions de vie, à réduire les maladies, à diminuer le fardeau des femmes… à réduire la faim?
Comme vous pouvez le constater, le travail va bien et il nous pousse même à réfléchir. Ce qui n'est ma foi pas plus mal!
dimanche 9 mars 2008
Un peu de quotidien
Cela fait maintenant 3 mois que nous sommes au Sénégal. Déjà! Nous n'avons pas eu de chocs culturels majeurs et nous nous sentons chez nous. le fait d'être une famille doit aider baucoup; nous nous offrons support, divertissement et il faut le dire, des enfants ça occupe! Nous n'avons donc pas le temps de nous ennuyer.
vendredi 15 février 2008
Il pleut!

Étendue dans notre lit, les yeux grands ouverts, j’attendais, fébrile, un je ne sais quoi. Puis d'un seul coup, le ciel s'est déversé sur la ville poussiéreuse. Je n'ai pas reconnu tout de suite le son des gouttes de pluies s'écrasant sur le toit. J'ai compris ce qui se passait quand j'ai entendu les éclairs et le tonnerre fendre la nuit et éclairer par à-coups notre chambre. Il pleut! J’ai passé une partie de la nuit, excitée comme une enfant à entrer et sortir de notre chambre, à vérifier l’étanchéité de notre appartement, à mettre à l’abri ce qui pouvait se faire mouiller, à jeter un coup d’œil sur Max et Flo qui eux, dormaient toujours, et surtout, à admirer le spectacle. La ville était noire, faute d’électricité. Les animaux; chèvres, moutons, poules et je ne sais quoi encore, criaient leur surprise, les oiseaux chantaient en pleine nuit et les volets et les portes claquaient. J’entendais jurer ceux qui avaient des abris précaires par un temps sénégalaisement froid. La pluie a flânée toute la matinée, nettoyant les immeubles et trottoirs de tout ce sable et de cette poussière, faisant briller les rues parsemées de miroirs, et nourrissant d’une luminosité propre au temps orageux, les roses, blancs et fuchsia des bougainvilliers en fleur.
Il a plut! Second regard sur cette pluie si extraordinaire en février: Le Sénégal reçoit généralement 1mm de pluie en cette période de l’année, si ce n’est aucune précipitation! 10 mm sont tombés et ont surpris la population. Cette pluie, que j’ai trouvée si belle a été une catastrophe, entre autre pour les agriculteurs qui n’ont pu mettre à temps leurs récoltes de riz à l’abri. Une partie de celles-ci serra perdue et la balance des grains, humidifiés, perdra de la valeur. En ville, il y a partout des flaques d’eau sales et parfois nauséabondes qui donnent un avant-goût de la période des pluies. La ville est entourée de dépressions où s’accumulent toute cette pluie et les eaux débordantes du fleuve en période de crues. C’est aussi là que les déchets sont déversés… Bref, je dresserai un portrait plus réaliste de cette situation dans quelques mois…
Je termine ce texte en vous disant que la photo qui l’accompagne n’est pas de moi. Ce matin là, j’ai voulu prendre des photos pour illustrer cet événement. Mais à la première tentative de photos, on a voulu me dérober mon appareil et mon sac. Des amis qui étaient non loin, m’ont défendu, et j’ai rangé mon appareil pour la journée… Saint-Louis est une ville sécuritaire. J’étais seulement au mauvais endroit au mauvais moment, c’est-à-dire, sur la route « du fou du village». Cet incident m’a par contre de nouveau fait réfléchir sur l’importance de créer de bonnes relations de voisinage et de se créer un réseau.
Source de la photo: Élise Desaulniers et Martin Gibert
mercredi 16 janvier 2008
Enfin un chez soi!
mardi 8 janvier 2008
Départ vers Saint-Louis
C'est le grand jour
Jeudi le 13 décembre
Départ vers le Sénégal et nous sommes dans les préparatifs jusqu'à la dernière minute. Nous n'avons pas eut beaucoup le temps de penser à ce que nous laissons à Montréal et à ce qui nous attend là-bas. Nous fonçons et Maxime est heureux il sait qu'il part pour une longue aventure et qu'il va prendre l'avion... L'avion est en retard de 3 heures, il faut dégivrer l'avion. Comme si le Québec ne voulais pas que nous l'oublions! Le vol s'est très bien passé malgré que Florence ait peu dormi. Quelques surprises sorties minutieusement aux moments opportuns et beaucoup de jeux improvisés ont rendus les moments un peu longs plus soutenable pour Maxime. Arrivée à l'aéroport de Dakar: aucun doute, c'est l'Afrique! Nous somme par ailleurs assez confortable contrairement à nos arrivées par exemple à Mumbai...Ici ça parle français! Nos bagages ne sont pas là et arriveront le lendemain puisque ceux qui devaient arriver hier étaient dans l'avion d'aujourd'hui...
Motdoux (CECI) nous accueil et Max démontre rapidement de l'attachement pour cet homme qui nous sera d'une précieuse aide!!!!! On nous dépose chez Madame Bâ, une auberge principalement utilisée par des coopérants et chez qui nous resterons 3 nuits avant de partir pour Saint-Louis. Nous prenons le lendemain matin notre premier petit déjeuné Sénégalais. Pain baguette (agréable surprise), tartinade au chocolat (genre nutella mais à base d'arachides), café instantanée et lait (en poudre) pour Maxime. Il ne mange rien ce qui sera à l'image de plusieurs repas suivants... Nous passons beaucoup de temps dans à l'auberge pour que l'adaptation soit très progressive pour les enfants. Nos quelques petites excursions à l'extérieur sont rapides et ciblées. Notre passage à Dakar est donc court. C'est entre autre bruyant, pollué, et beaucoup moins sécuritaire que Saint-Louis. La Tabaski arrive (fête Musulman où chaque famille sacrifie un mouton). Il y a donc des marchés de chèvres et moutons partout. Prochaine étape Saint-Louis.
samedi 5 janvier 2008
Ouf!
Vous pourrez donc suivre notre aventure, cette magnifique expérience, avec ce blog que j'essaierai d'alimenter le plus fréquemment possible. J'ai par ailleurs pris du retard et les premiers messages que vous lirez ont été rédigés au cours du mois.
À bientôt donc!


